[SFE] Communication concernant le nouveau contrat de gestion de la SNCB

Communication concernant le plan de gestion de la SNCB

Quasi tous les intervenants font un constat, la ponctualité n’est pas au rendez-vous, et l’offre ne correspond pas à la demande.

Des associations de navetteurs donnent des chiffres, depuis 2007 c’est une augmentation de 10% des usagers, et à peine 7 % d’offre en plus. Un autre chiffre peu cité, la Belgique passe du top 10 à la 15ième place (en Europe) en termes de sécurité, en résumé, on augmente l’offre tout en dégradant la sécurité !!! Continuons dans ce sens, et nous verrons le spectre des accidents revenir nous hanter.

Encore un autre chiffre interpellant, 7% d’offre en plus (KM/Train) réalisée avec +/- 25% en moins de conducteurs de train et ce depuis 2010, peut-on raisonnablement exiger encore plus d’offre dans ces conditions ? La réponse ne semble pas évidente pour tout le monde, c’est dangereux pour tous les usagers au final. Imaginez 25% de productivité en plus, sans compter les 20% exigé par la CEO sur 5 ans et les 2% encore en plus obtenu dans un dossier spécifique conduite, travailler dans un flux si tendu est très dangereux. Avec un réseau proche de la saturation, plus de trains c’est prendre des risques.

On s’insurge à juste titre d’ailleurs, qu’à termes, des d’arrêts et des quais seront supprimés ! Mais pour nous, le vrai scandale, c’est que la sécurité ne soit pas citée ou si peu, pourtant cela semble essentiel dans un mode de transport. Nous n’avons pas lu le contrat de gestion, mais il doit intégrer la sécurité avec obligation de résultat, c’est un minimum. Nous attendons toujours la mise en place d’une culture de sécurité, pas celle décrite dans la « propagande » grand public, mais celle qui va réellement réduire les risques. Un système intégré de sécurité au sein de l’entreprise est une nécessité, celui-ci doit être efficace, modulable suivant l’expérience, avec des échelons de priorité, le premier étant d’éviter les accidents. L’ambition doit être de mise dans ce domaine, car le retard y est important, cela doit être clair de ce contrat de gestion. Agir est plus simple que de devoir réagir dans l’urgence.

La Japon à une ponctualité exemplaire, simplement parce que ce pays à sans doute la meilleure sécurité, c’est lié.

Dans le JT de 19h sur RTL du 25/10, dans l’interview du 1ier ministre concernant le remplacement des F16, celui-ci disait investir pour l’avenir dans la sécurité du pays. De même que le gouvernement investissait dans le service public et la SNCB, tout est dans la com, digne de la méthode Coué !!!
Si investir c’est réduire la dotation de 300.000€/an pendant 5 ans, nous n’avons pas la même interprétation du mot investir. A force d’être dans le déni, on pourrait encore assister à des accidents avec des morts, et qui endossera la responsabilité ?

Apprend-t-on du passé ? Pas du tout, depuis Buizingen, on n’a toujours pas de système de sécurité couvrant 100% du réseau, on a réduit le personnel, on a réduit l’investissement, mais on augmente le nombre de train, on impose des obligations de résultats (KPI) etc… En fait, l’ornière s’est encore creusée, c’est une « gifle » de plus faite aux familles des victimes, ce n’est pas digne d’un pays comme la Belgique !

Sécurité ferroviaire efficace

Robert De Geyter President

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