[RTBF] Accident de train à Schellebelle : le conducteur du train responsable, selon le parquet …

De côté

 

schellebelle

 

L’accident de train survenu le 4 mai 2013 à Schellebelle (Wetteren) est « entièrement et uniquement de la faute du conducteur du train« , affirme mardi la section Termonde du parquet de Flandre orientale dans sa requête finale. Etant donné que le conducteur est décédé en 2015, personne ne sera pénalement poursuivi dans cette affaire.

Sept wagons avaient déraillé et une fuite de produit toxique s’en était suivie. Une personne âgée de 64 ans était décédée à son domicile et 200 autres avaient dû être soignées. Au total, près de 2.000 personnes avaient été évacuées.

Après trois ans d’investigations, le parquet avait annoncé le 27 mai dernier que l’enquête était bouclée. « Le ministère public, sur base de tous les éléments du dossier, arrive à la conclusion que l’accident est entièrement et uniquement de la faute du conducteur. Etant donné que celui-ci est décédé, il ne peut pas être poursuivi pénalement« , conclut la porte-parole du parquet Katrien Borms.

 

Lien vers l’article original

Réflexion SFE :

Tout ceci pour mettre encore une fois en avant l’intérêt important d’avancer au plus vite dans l’installation d’un système de sécurité comme l’ E.T.C.S !!!

Pour info, le système E.T.C.S sur le site d’Infrabel

[SFE] Service minimum ???

De côté

 

 

Service minimum ?

Cela sera sans doute un sujet fort de la fin de cette année, difficile d’avoir quelque chose de vraiment efficace. Il faut tenir compte de nombreux paramètres dans divers domaines.

Beaucoup d’autres pays ont un service minimum ou du moins une base pour en assurer un.

Nous n’aurons qu’une exigence : sécurité maximum.

 

Ce qui se pratique ailleurs en Europe :

PAYS DISPOSITIONS
ITALIE Service minimum dans 15 services publics (rail compris). Grève interdite aux heures de pointe matin et soir (train). Nombre de liaison est-ouest et nord – sud garanti. La grève est illégale en période électorale, Noël, Pâques et le 15 août. Cela est dans la législation.
ESPAGNE Service minimum garanti par la loi, avec des dispositions garantissant le maintien des services essentiels pour la communauté.
ALLEMAGNE Pas de loi, mais grève très rare.30% des 250.000 cheminots sont fonctionnaires, et n’ont pas le droit de grève. Les autres ont le statut d’employé avec droit de grève.
GRANDE-BRETAGNE Pas de service minimum, les grèves sont rares. Par contre les menaces de grèves sont habituelles, un compromis est souvent trouvé en dernière minute.
BELGIQUE Pas de service minimum
PAYS-BAS Pas de loi, mais un chef d’entreprise en grève peut saisir la justice. Celle-ci interdira ou non la grève, ou en déterminera le cadre.
DANEMARK La plupart des employés ont un statut d’état, ils n’ont pas le droit de grève. Les autres employés (bus) peuvent faire grève.
SUEDE/FINLANDE Les services minimum sont négociés dans des conventions collectives, pas de législation.
AUTRICHE  Pas de service minimum, mais grève très rare.
POLOGNE    Pas de loi, mais interdiction de cesser le travail si cela met en danger les services vitaux. Pas de droit de grève pour les fonctionnaires
HONGRIE / MALTE /

ROUMANIE / ESTONNIE

Ces pays ont tous des dispositions prévues qui s’appliquent de manière générale
FRANCE La loi impose certaines dispositions au rail. Chaque employé doit 48h à l’avance dire s’il fait grève ou pas. Avec le nombre d’employés disponibles, la SNCF garanti un service.
SUISSE

 

Le service minimum est inclus dans les contrats de gestion. Faute de personnel, le canton de Genève vient d’abandonner le système

 

 

Ce qui va être discuté en Belgique :

L’idée de base est, de connaître les disponibilités du personnel (% de présence) qui devrait se déclarer en grève ou pas 72H avant le début du mouvement. Il sera établi pour les catégories utiles reprises pour faire rouler les trains, une grille de pourcentage de présence pour 4 scénarios distincts.

L’offre normale quotidienne correspond à 242.303km/Train et a 1.487.351 places assisses. La SNCB avec le pouvoir politique, a donc établi 4 scénarios qui fixent chacun un nombre de km/Train et un nombre de place assisse, avec en regard de ces chiffres le % de personnel nécessaire par catégorie (conducteur, chef de bord, signaleur, agent sécurail etc…).

Pour chaque mouvement de grève reconnue, l’offre sera adaptée à un des scénarios prévus. En dessous des chiffres minimum, il n’y aura pas d’offre.

 

A.S.B.L SFE

[La Libre] Accident de train au Cameroun : 79 morts et près de 600 blessés

cameroun

Dimanche, 11 nouveaux corps ont été sortis des décombres, portant à 79 le nombre total de victimes, a précisé la CRTV, en citant le ministère de la Santé. La radio ajoute que 551 blessés ont été recensés, dont la majorité a été évacuée vers la métropole portuaire de Douala.

« Les recherches sur le site de l’accident se sont achevées dimanche », a indiqué par ailleurs à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable de la compagnie ferroviaire Camrail, filiale du groupe français Bolloré. Samedi, un responsable de Camrail avait indiqué que 60 à 70 corps avaient été acheminés à Yaoundé.

Sur instruction du président Paul Biya, rentré dimanche au Cameroun après un mois passé à l’étranger, le pays observait lundi une journée de deuil national et les drapeaux étaient en berne. L’Eglise catholique a appelé à l’organisation de messes de recueillement dans tout le pays.

« Je crois que (le deuil national) c’est la meilleure manière de souligner la solidarité entre toute la Nation et les victimes de cette catastrophe », a déclaré M. Biya peu après son arrivée: « J’ai prescrit une enquête, une enquête approfondie pour établir les causes profondes de ces accidents, ou de ce drame », a-t-il assuré.

Le train était bondé lorsqu’il a déraillé vendredi à la mi-journée près de la gare d’Eseka (200 km au sud de Yaoundé).

Quelques heures auparavant un pont s’était effondré sur l’axe routier reliant les deux villes, interrompant toute circulation. Les voyageurs s’étaient rabattus en masse sur la liaison ferroviaire.

Si aucune raison officielle n’est avancée pour expliquer cet accident, la polémique commence à enfler dans le pays.

Accusé d’avoir donné des instructions à la compagnie ferroviaire de rajouter des wagons sur le train accidenté car la circulation routière était interrompue, le ministre des Transports, Edgar Alain Mebe Ngo’o, s’en est défendu sur les antennes d’une chaîne de télévision privée, Canal 2 International.

Face à la paralysie de la circulation, « Camrail a décidé de rajouter huit voitures au train habituel pour augmenter la capacité » de transport, a affirmé M. Mebe Ngo’o: « Ce n’est pas le ministre qui prend la décision. Le ministre donne une orientation générale », a-t-il argué, soulignant s’être néanmoins « félicité de cette décision » parce qu’elle permettait de proposer « une solution » à « tous ceux qui voulaient prendre la route ».

De son côté, le responsable de la communication de Camrail, Florent Ndjock, s’est contenté d’assurer à la télévision d’Etat qu’il y avait une « enquête qui permettra » de faire la lumière sur l’accident.

 

Lien vers l’article original

[SFE] Longue carrière et sécurité

Afin d’éviter toutes dérives non productives, il faut absolument informer les usagers et les cheminots eux-mêmes. Le fait de s’attaquer au roulant n’est pas innocent, ce personnel de par sa fonction capable à lui seul de mettre à mal l’économie du pays s’il se fâche réellement. Cela serait une perche tendue pour attaquer encore plus la S.N.C.B. Le moment est bien choisi, car le souvenir des 10 jours de grève précédents avec sanction à la clé hante encore les esprits. Sur ce point on peut agir :

Art. 17. A peine de nullité, les pénalités doivent être notifiées par l’employeur ou son préposé à ceux qui les ont encourues au plus tard le premier jour ouvrable suivant celui ou le manquement a été constaté.
Avant la date du plus proche paiement de la rémunération, l’employeur est tenu d’inscrire la pénalité appliquée dans un registre contenant, en regard des noms des travailleurs qui en font l’objet, la date, le motif ainsi que la nature de la pénalité et le montant de celle-ci, s’il s’agit d’une amende.

Le registre doit être produit à toute réquisition des fonctionnaires et agents compétents.

Ceci est extrait de la loi (sur la réglementation du travail) du 8 avril 1965, loi qui doit être respectée par la SNCB. Il y’a donc bien un vice de forme dans la procédure, vous pouvez donc contester. Mieux, HR-RAIL devrait annuler la mesure pour tout le monde si une plainte collective lui parvenait, via un syndicat par exemple. Nous remercions d’ailleurs notre membre (P.K.) qui a pris le temps de regarder la législation, bien que ce sujet ne soit pas notre but premier, en faire profiter le plus grand nombre est toujours porteur.

Si la sécurité était la priorité n°1, on ne toucherait aux temps de récupération du roulant et du personnel de sécurité, à la longueur de la carrière non plus, ni à la compensation qui est sans doute une prochaine étape. Ces mesures seront contre productives, on peut le prouver en utilisant les enquêtes internes sur la charge psychosociale, et autres études scientifiques.

Voici un extrait d’une étude Australienne et Américaine sur le sommeil : « les conducteurs de train sont 26 % à dire qu’ils se sentent fatigués pendant leur travail et 18 % à reconnaître qu’ils ont failli faire une bourde par manque de vigilance. La proportion est moins élevée (14 %) chez les chauffeurs de poids lourds. Les pilotes d’avion et conducteurs de train en particulier manquent de sommeil. Quand ils rentrent chez eux ou qu’ils se rendent à leur travail en voiture, 6 % d’entre eux ont eu un jour un accident pour s’être endormis au volant, soit six fois plus que le reste de la population. « On devrait tous s’inquiéter de ces chiffres », estime Sanjay Patel, de la faculté de médecine de Harvard, qui a participé à l’enquête.

Cette étude préconise de réduire le temps de travail après 40 ans, nous sommes loin du compte, pourtant nous ne sommes pas dépourvus. Grâce à nos licences nous pouvons avoir des exigences très pointues afin de satisfaire le cadre légal. Les recommandations de la commission spéciale Buizingen va aussi dans ce sens, il faut aménager les plages de travail afin de permettre au roulant des temps de relaxation, des pauses en fait etc… Une fois le système E.T.C.S fonctionnel sur 100% du réseau, sans doute que ce débat pourra être plus serein.

Savez-vous que le R.E.R sans l’ETCS augmente le risque par 3 ? Ajoutez à cela du personnel soumis à une forte charge psychosociale, et nous avons tous les ingrédients pour de futurs accidents.

D’autres sources d’économies sont possibles, ce n’est pas la volonté de ce gouvernement, cela n’est pas de notre compétence. Par contre, toutes les mesures qui impactent la sécurité ferroviaire d’une manière ou d’une autre mérite une attention particulière de tous les acteurs travaillant ou utilisant le rail.

Daniel Saey administrateur A.S.B.L SFE

Sécurité ferroviaire efficace

Réforme des pensions du personnel roulant de la S.N.C.B

Michel 1er frappe de plus en plus fort…

 

Restriction budgétaire et trajectoire européenne à respecter, il y a une mesure qui va impacter le personnel roulant de la S.N.C.B de manière progressive.

 

De 55ans à ce jour, on passera progressivement à 63 ans en 2030...
La carrière pour être admissible à la pension passera elle de 30 ans à 42 ans en 2030.
Première étape, 2018, 38 ans de carrière et 57 ans afin de pouvoir prétendre à une carrière complète.
Suivant la pénibilité ou longue carrière (travail en cours sur 4 axes distincts), celle-ci sera réduite de 5 ans. Après 37 ans si on est dans la catégorie requise.
Il va y avoir des conséquences financières importantes pour certains cheminots, mais aussi des conséquences pour les usagers.

Dans des métiers de sécurité ou tout repose sur l’humain, cela devient « irresponsable » de prolonger ces travailleurs, tout en leur demandant de maintenir un niveau d’exigence en constante augmentation. (Voir A.R de 2015 sur le code ferroviaire). Surtout que l’on constate déjà une impossibilité d’être dans le cadre de la loi avec le niveau de formation prodigué, résultat la sécurité ferroviaire va encore reculer, triste constat.

[A.S.B.L SFE] Etude sur un rapport de l’O.C.D.E

Nous étudions un rapport de l’OCDE, le thème est : la déréglementation affaiblit-elle la sécurité ferroviaire ? Deux de nos administrateurs sont occupés à en faire une analyse pointue. A première vue, la réponse est oui.

Une synthèse sera publiée sur ce site dans l’espace membre, rubrique analyse.